Petite Lulu

essais photo 141

« Au fil des heures, des jours, des semaines, tu te déprends de tout, tu te détaches de tout. Tu découvres, avec presque, parfois, une sorte d’ivresse, que rien ne te pèse, te plait ou te déplait. » (Georges Pérec)

Sauf que,

en parcourant « mes images » j’ai retrouvé la photo de PETITE LULU. Immédiatement le phénomène de « la madeleine de Proust » m’a envahie : d’abord son odeur, douce, sucrée-épicée ; son poids à peine présent et tiède lorsqu’elle venait se lover sur moi lorsque je lisais allongée sur le canapé et puis un petit miaulement d’appel presque inaudible mais suffisant pour m’inciter à la caresser. Un bonheur total pour elle et pour moi. Elle tournait sur elle-même, présentait son ventre, son dos, sa tête…

Le ronronnement s’amplifiait, elle fermait les yeux et je sentais tout son corps se détendre : séance de ronronthéraphie assurée.

Tout s’est arrêté le jour où le car scolaire est descendu très vite dans notre rue étroite.

PETITE LULU me manque encore, surtout aujourd’hui.

Le détachement n’est pas définitif.

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